Il est des Lou de toute sorte...

Publié le par bigoudene46

Je ne pensais pas, en allant voir cette pièce le soir du 11 novembre, que les paroles prononcées par les actrices à la fin du spectacle auraient un tel écho deux soirs plus tard... elles y parlaient de paix, de fraternité après avoir prêté leurs voix à celles de femmes pendant la guerre de 14-18...sur un texte de Marcelle Capy " Une voix de femme dans la mêlée".

Il est des Lou de toute sorte

Il est des Lou de toute sorte

site de "l'échappée belle" sur ce spectacle.

« …Notre spectacle est le résultat d’un travail de recherche et de collectage d’archives sur le Lot et d’ailleurs. Le fil conducteur de la pièce s’appuie sur l’un des ouvrages de Marcelle Capy : « Une voix de femme dans la mêlée », publié en 1916 et préfacé par Romain Rolland. Ce pamphlet contre la guerre fut partiellement censuré dès sa sortie.

La Cie de l’Echappée Belle rend hommage à cette femme, morte à Pradines en 1962, oubliée de tous, et qui fut une écrivaine, journaliste, pacifiste et féministe. Elle fut directrice de la Ligue des Droits de l'Homme et fondatrice de l'hebdomadaire La Vague.

« Il est des Lou de toute sorte » vise à donner vie à toutes les héroïnes entre ombre et lumière qui furent les artisans de la continuité de la vie à l’arrière pendant quatre longues années.

Qui mieux qu’elles pour dire leurs hommes au front ?

Qui mieux qu’elles pour dire la réalité accablante à laquelle elles durent faire face. Dire la guerre du point de vue des femmes, c’est dire l’histoire de l’arrière et notamment de toutes celles qui, loin des champs de bataille, avaient bien des champs à cultiver ! » (Le Blog des Bourians)

Quelques mots de Philippe Meirieu (qui était l'un de mes professeurs à l'Université Lyon II en Sciences de l'Education) cités dans le café pédagogique du 15 novembre 2015

"Nous savions que la vie était fragile, que l'humain c'était par moments et que la démocratie était menacée par les forces archaïques qui habitent encore le monde.

 

Nous savions que, face à la vacuité de nos modèles économiques fondés sur la consommation compulsive, notre occident peinait à offrir un autre idéal que l'assujettissement aux intégrismes.

 

Nous savions que tout ce qui nous tient à coeur est mortel et que l'obscurité absolue peut, un jour, faire oublier l'espoir de toute lumière...

 

Que cette nuit terrible où nous avons éprouvé la terreur de la pénombre, nous rappelle notre fragilité et notre finitude.

 

Qu'elle renforce ainsi notre détermination à prendre soin de toute vie, de toute pensée libre, de toute ébauche de solidarité, de toute joie possible.

 

Prendre soin de la vie et de l'humain, avec une infinie tendresse et une obstination sans faille, est, aujourd'hui, la condition de toute espérance.

 

Sachons qu'un seul sourire échangé, un seul geste d'apaisement, aussi minime soit-il, peut encore, contre tous les fatalismes, contribuer à nous sauver de la barbarie..."

 

Philippe Meirieu

 

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