SMS de BONANÉ...

Publié le par bigoudene46

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais par moment j'ai comme un trop plein, je me sens en overdose... d'images, de nourriture, d'alcool, d'écrans... Alors je me ressource dans les longues balades en bord de mer, les bains vivifiants dans l'océan, les aliments sains et les livres. Me revoilà à repasser de longs moments en tête à tête avec Proust, dont l'écriture est tellement extra-ordinaire... après quelques années d'abstinence... Et j'en savoure chaque mot, chaque phrase avec délectation. 

Alors, je ne résiste pas à vous livrer, à l'heure où tout va tellement vite, où une info chasse l'autre, où on n'a le temps de rien si volontairement on ne s'accorde pas de pause dans cette fuite insensée... un délicieux passage sur le téléphone tandis que les envois de sms ont une nouvelle fois battu des records en cette période de nouvel an.

 La recherche du temps perdu - Du côté de Guermantes p122 (parution 1920 21)

« Le téléphone n'était pas encore à cette époque d'un usage aussi courant qu'aujourd'hui (...)Je ne trouvais pas assez rapide à mon gré, dans ses brusques changements, l'admirable féerie à laquelle quelques instants suffisent pour qu'apparaisse près de nous, invisible mais présent, l'être à qui nous voulions parler et qui, restant à sa table, dans la ville qu'il habite (…) sous un ciel différent du nôtre, par un temps qui n'est pas forcément le même, au milieu de circonstances et de préoccupations que nous ignorons et que cet être va nous dire, se trouve tout à coup transporté à des centaines de lieues (lui et toute l'ambiance où il reste plongé) près de notre oreille, au moment où notre caprice l'a ordonné. Et nous sommes comme le personnage du conte à qui une magicienne sur le souhait qu'il en exprime, fait apparaître , dans une clarté surnaturelle, sa grand-mère ou sa fiancée en train de feuilleter un livre, de verser des larmes, de cueillir des fleurs, tout près du spectateur et pourtant très loin, à l'endroit même où elle se trouve réellement. Nous n'avons, pour que ce miracle s'accomplisse, qu'à approcher nos lèvres de la planchette magique et à appeler (...) »

Je souhaite à l'orée de cette nouvelle année, que le monde arrête de marcher sur la tête, que l'amour et la fraternité viennent remplacer la violence et l'intolérance.. (je sais, je suis parfois une douce rêveuse). Et puis à chacun, je vous souhaite de pouvoir suivre vos envies... et qu'elles vous mènent au bout du monde !

Publié dans lire..., pensées...

Commenter cet article

Catherine 03/01/2017 20:47

Oh Sylvie, tu manies la plume aussi bien que le crayon!
Je te souhaite plein de petits bonheurs tout simples à ramasser comme les cailloux du petit poucet sur les chemins que tu emprunteras en 2017. Et je ne désespère pas te croiser sur l'un ou l'autre dans le courant de l'année...Je t'embrasse.

bigoudene46 07/01/2017 15:31

C'est trop gentil Catherine... Sans doute que tu as retenu surtout le passage de Proust au milieu de mes écrits !
J'espère qu'on arrivera à se voir, oui ! Bises

Liberty 03/01/2017 19:17

Je te souhaite de poursuivre tes rêves, de continuer tes passions et beaucoup de douceur pour 2017.

bigoudene46 03/01/2017 19:27

Merci beaucoup Liberty... on en a tellement besoin, hein ! Tout plein de belles choses pour toi aussi ! bises